inondation 1651 nantes

corvisie
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Viestit: 474
Sukupuu: Ei-graafinen
Tarkastele heidän sukupuutaan.
archives nantes  :21 décbre 1648 " escuyer Yves Goheau, vivant Sr de la Roullière ". - " La postérité apprendra par ces lignes qu'au commencement de cette année 1651, les eaux ont esté sy dérivées et sy grandes que depuis le mardi 17e jour de l'année, jusqu'à la Chandeleur, elles ont porté batteaux depuis le puy de la cour de la Chambre des Comptes jusqu'au puy du carrefour des Changes. La rivière a esté jusqu'à sept pieds dans le pavé au dessus de la petite porte du cimetière où l'on venoit de la plupart de la ville laver les buées et lexives. A esté soubs le Chapitreau de la grande porte de l'église. N'a toutefois entrée en l'église par la porte, mais a tellement imbibé les terres que la place et pavé de ladite église ont crevé et baissé partout jusqu'au balustre devant le grand autel ; et à mesure que l'on faisoit la fosse pour mettre le corps de Pierre Douaud, ils les failloit tirer à seiglées de lad, fosse. Et a cousté 50l aux paroessiens pour la faire recareler ; et raporter bien 100 chartées de terre pour remplir les crevaasses. La rivière de Loire a esté si extraordinairement grosse que les 19 et 20 de janvier elle a passée un pied de haut et plus part dessus le grand pont de la porte de la Poissonnerye, rompit les ponts de pierres d'entre la Belle Croix et la chapelle de la Magdelaine à la longueur de bien 200 pieds emporta tout au grand le pont de bois d'entre le moulin de la ville à la sortie de la Sausaye jusqu'au premier esperon de pierres à la longueur de bien 200 pieds. Lequel pont avoit cousté 4,000l a bastir sur pilotis n'y avoit pas trois ans. A jetté à terre une des petites tours du château de Pillemil, emporté pour la pluspart les ponts de Pont-Rousseau, jetté par terre quantité de logix à la Sausaye et ailleurs, ce qui a fort espouvanté et incommodé tout le monde. On a faict des prièresr publicques pour apaiser l'ire et juste couroux de Dieu, irrité contre son peuple. On ferma le palais le 19e jour de janvier, et fut fermé 8 jours pour vacquer aux nécessités publiques. Et les peuples de la Sausaye et d'ailleurs sur les ponts, eurent permission, n'ayant de retraitte de se retirer et aporter leurs hardes en la salle et parquet du palais. La place du Bouffay estoit remplie d'eau pour la pluspart, et y alloient les batteaux comme en pleine rivière. Enfin c'estoit une chose grande et estonnante et effroyable. Quantité de pauvres gens de mestier de ceste paroesse, ont esté grandement incommodés, et ont beaucoup souffert, ne sortant en entrant en leurs maisons que par des eschelles suspendues aux fenestres avecq des cordages. L'eau couroit dans le pavé au-devant de la grande porte du cimetière et contre l'arbalestric avecq autant de violence et impétuosité qu'en pleine rivière. Elle a esté 12 jours dans la cave de ceans à un pied de haut et plus, et n'y pouvions aller qu'avec des ponts. "

Palaa sivulle “Catastrophes et calamités”